Taux immobiliers : des hausses légères dans unmarché du crédit toujours actif. 

Après les légères hausses observées en janvier, le
mois de février s’inscrit dans une dynamique similaire. Les grilles de taux
enregistrent de nouveaux ajustements modérés à la hausse, compris entre
+0,02 et +0,09 point selon les durées, sans enclencher de mouvement
brutal.
Les établissements bancaires demeurent très actifs et continuent de se livrer
une concurrence soutenue pour capter de nouveaux emprunteurs, en
particulier sur certains profils et projets ciblés.

Selon les données de Pretto, les taux moyens constatés en février s’établissent comme suit
● 3,27% sur 15 ans
● 3,40% sur 20 ans
● 3,44% sur 25 ans
Taux nationaux en février 2026 :

OAT et environnement économique
L’Observatoire Crédit Logement a récemment livré des prévisions plutôt pessimistes pour
les années à venir, anticipant un mouvement haussier des taux immobiliers à horizon 2026
et 2027.
Ces projections doivent être analysées avec prudence. En effet l’un des principaux
arguments avancés repose sur la hausse des taux obligataires. Or, à l’heure actuelle, l’OAT
10 ans affiche plutôt une tendance baissière, autour de 3,43 %. Et on a pu observer ces
derniers mois une décorrélation entre les taux immobiliers et les taux obligataires.
Les banques ont démontré leur capacité à ne pas répercuter mécaniquement les variations
macroéconomiques dans leurs grilles, préférant ajuster leurs marges pour préserver leur
attractivité commerciale. Si rien ne garantit que cet effort se poursuivra indéfiniment, les
établissements poursuivent clairement une stratégie de captation de nouveaux clients
via le crédit immobilier.
“Les projections très haussières doivent être prises avec recul. Aujourd’hui, les taux
immobiliers ne suivent plus automatiquement les taux obligataires. Les banques restent
engagées dans une logique de volume, ce qui limite les mouvements brutaux”, souligne
Pierre Chapon, CEO et cofondateur de Pretto.
Dans un contexte marqué par de fortes incertitudes économiques et politiques – tant au
niveau national qu’international, avec notamment les échéances électorales à venir – la
visibilité reste limitée et rend toute anticipation délicate.
Un marché du crédit toujours soutenu par des stratégies ciblées
Si les primo-accédants restent des profils clés pour de nombreuses banques, février
confirme également la montée en puissance de stratégies plus segmentées. Certaines
banques concentrent leurs efforts sur des profils ou projets précis, via des décotes ou des
conditions préférentielles, plutôt que par des baisses généralisées de grilles.
Cette approche permet aux établissements de maintenir une production de crédit dynamique
tout en maîtrisant leurs risques, dans un marché redevenu plus lisible mais toujours sélectif.
“Les banques ne font pas toutes évoluer leurs taux de manière uniforme, et elles multiplient
les leviers commerciaux. Pour les emprunteurs, cela renforce l’intérêt d’un accompagnement
expert pour identifier les bonnes opportunités”, analyse Pierre Chapon.
Plusieurs acteurs se montrent offensifs. La Banque Postale a ainsi annoncé une baisse de
ses taux de 0,25 point en février. D’autres banques privilégient des offres ciblées, à
destination de profils spécifiques ou de projets identifiés comme stratégiques :
primo-accédants, projets avec travaux de rénovation, ou encore certaines professions
comme les militaires (chez Crédit Agricole).
PTZ et dispositif “Relance Logement”
Sur le plan gouvernemental, le passage du budget par l’article 49.3 ouvre la voie à l’entrée
en vigueur prochaine de plusieurs mesures prévues dans la loi de finances 2026. Parmi
elles, la réévaluation des plafonds et planchers du PTZ pourrait améliorer la solvabilité de
certains ménages dès les prochains mois.

Par ailleurs, le dispositif fiscal “Relance Logement”, récemment présenté par le Premier
ministre, vise à encourager la construction et l’investissement locatif, avec un objectif
ambitieux de 400 000 logements par an. Ouvert à tous, il doit permettre d’amortir une partie
du prix d’achat et de déduire l’ensemble des charges liées à la location, sous certaines
conditions (mise en location pour une durée minimale de 9 ans, loyer plafonné etc).
Ces annonces constituent des signaux importants pour les investisseurs comme pour les
futurs accédants, même si leurs effets concrets dépendront de leurs modalités d’application.

Ce qui change au 1er février 2026
Baisse du prix de l’abonnement à l’électricité
Bonne nouvelle : le prix de l’abonnement de l’ensemble des contrats de fourniture
d’électricité baisse à compter du 1er février 2026, aussi bien pour les particuliers que pour
les professionnels.
Cette diminution s’explique par une réduction de la contribution tarifaire d’acheminement
(CTA), qui finance le régime de retraite des salariés des industries électriques et gazières. Si
l’impact sur la facture globale reste modéré, cette baisse contribue néanmoins à alléger les
charges fixes des ménages, dans un contexte où les dépenses contraintes demeurent
élevées.
Baisse du taux du Livret A et LEP
La rémunération du Livret A et du Livret d’épargne populaire diminue au 1er février :
– 1,5% contre 1,7% pour le Livret A
– 2,5% contre 2,7% pour le LEP
Le ministère de l’Économie et des Finances suit les préconisations du gouverneur de la
Banque de France.

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